L’UNSA approuve le Revenu de Solidarité Active (RSA)
Dés le lancement de l’expérimentation du RSA, l’UNSA s’est montrée favorable à l’objectif général visant à permettre que chaque heure travaillée augmente le revenu total du bénéficiaire. Il s’agit de favoriser le travail plutôt que l’assistanat, ce que l’UNSA approuve.
Quatre millions de personnes sont éligibles au RSA pour un budget évalué à ce jour à 13 milliards d’euros. Cela se traduit concrètement pour une personne Rmiste célibataire reprenant un travail au SMIC à mi temps par une augmentation du revenu global (RMI : 448 euros, emploi sans RSA 519 euros, emploi avec RSA : 770 euros).
L’Unsa considère que le RSA est un outil indispensable dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion qui doit avoir les moyens de ses ambitions surtout au niveau de la pérennité de son financement. L’Unsa approuve de ce fait le financement assis sur les revenus du capital.
Cet outil met au cœur du dispositif d’insertion les mesures d’accompagnement des personnes. Une articulation claire entre le service public de l’emploi, les conseils généraux et les services des Caisses d’ Allocations Familiales est indispensable pour assurer une prise en compte de l’intégralité de la problématique de la personne.
Tous les acteurs sociaux (y compris le patronat) doivent se sentir concernés pour réussir cette étape et consolider ainsi le retour à l’emploi durable.
L’Unsa souhaite que la question des jeunes soit traitée dans le projet de loi. Cette population connaît un taux de chômage important donc d’autres dispositifs restent à inventer pour permettre à chaque citoyen de vivre dignement.
Pour toutes ces raisons, l’Unsa est favorable à la généralisation du RSA et donnera un avis favorable lors du conseil d’administration de la CNAF du 29 août 2008
Bagnolet, le 29 août 2008
communiqué de presse 019-2008
