
France Telecom : Sud dénonce la sous-traitance
[ 19/11/08 - 17H38 - AFP ]
Sud-PTT a exprimé mercredi son inquiétude concernant l'emploi et la sous-traitance à France Télécom, mais le syndicat n'est pas parvenu à convaincre les autres syndicats de voter en comité d'entreprise en faveur d'un droit d'alerte contraignant pour la direction.
"Alors que l'entreprise reconnaît désormais 25.184 emplois dans la sous-traitance, les personnels de France Télécom et Orange sont très inquiets pour l'avenir de l'emploi", a souligné le deuxième syndicat du groupe dans un communiqué mercredi.
Ce chiffre représente "25% de la totalité des effectifs" de France-Télécom-Orange, explique Sud-PTT.
"Il y a beaucoup d'inconnues concernant la sous-traitance dans notre entreprise, et nous craignons qu'à terme, toutes les activités de France Télécom soient sous-traitées, et qu'il n'y ait plus de salariés propres à l'entreprise", a déclaré Christian Pigeon, responsable du syndicat.
Souhaitant obtenir des "réponses" sur ce sujet, Sud-PTT a voté en faveur d'un droit d'alerte mercredi lors d'une séance du comité central de l'unité économique et sociale (CCUES), équivalent d'un comité d'entreprise.
Cette procédure permet notamment de contraindre la direction à apporter des explications sur des points précis et de faire appel à un expert économique extérieur aux frais de l'entreprise.
Mais hormis la CFE-CGC et le STC (syndicat des travailleurs corses), les autres organisations syndicales (CGT, CFDT, FO et CFTC) n'ont pas suivi ce vote et le droit d'alerte n'a donc pas pu être déclenché, a précisé M. Pigeon.

