Jeudi 12 Juin 2008


Le comité confédéral de la CFE-CGC, qui s'est réuni ce jeudi 12 juin 2008

pour débattre de la "recomposition du paysage syndical français", a mandaté,

par 80% des suffrages, la direction confédérale "pour continuer les travaux

de rapprochement avec d'autres organisations syndicales", annonce la

confédération de l'encadrement. En l'occurrence, un processus de

rapprochement est engagé depuis mars dernier avec l'Unsa. Cette dernière réunira son bureau national le mercredi 18 juin afin de valider la suite du processus. Ce mouvement est une des premières conséquences de la position commune du 9 avril 2008, qui prévoit notamment de conditionner la représentativité d'une organisation syndicale à son audience électorale, et devrait ainsi modifier le paysage syndical.

 

"Il ne s'agit pas de fusionner la CFE-CGC et l'Unsa mais bien de construire

une nouvelle organisation ouverte à tous ceux qui souhaitent la rejoindre.

Rien n'a été figé ou arrangé", assure Bernard van Craeynest, président de la

CFE-CGC, en introduction du document de travail soumis au comité confédéral.

Ce "nouveau pôle syndical" doit être "une véritable alternative à la

contestation permanente ou à la réforme de connivence", avec un triple

objectif:

- "être un pôle réformiste, donc un syndicat de propositions qui n'hésitera

pas à organiser un rapport de force si nécessaire";

- "être une organisation indépendante de tout parti politique, qui couvre

l'ensemble des catégories socioprofessionnelles", aussi bien du secteur

privé que public, avec "une expression et une représentation particulière

pour l'encadrement";

- "être une organisation ouverte à tous ceux qui souhaiteront la rejoindre

et notamment les 92% de non-syndiqués"

 

Un texte commun daté du 5 juin, disponible sur HYPERLINK

"http://www.unsa.fr/?AGIR-ENSEMBLE-UNE-INITIATIVE.html" nle site de l'Unsa,

détaille ces grands principes.

 

CALENDRIER

 

Le document de travail examiné ce jeudi par le comité confédéral de la

CFE-CGC précise le calendrier prévisionnel de cette opération. Des études

juridiques doivent notamment être menées au second semestre 2008 "sur les

conséquences possibles" de ce rapprochement en termes de représentativité.

Des rencontres doivent aussi avoir lieu entre fédérations et syndicats de

chaque branche professionnelle pour "évaluer les points de convergences et

de divergences" et "mesurer les impacts en termes de représentativité dans

la nouvelle organisation".

 

Par ailleurs, un groupe de travail, constitué de présidents de fédérations

et de membres du bureau national, doit réfléchir à une "structuration type

des branches professionnelles et de l'interpro". Des concertations seront

aussi organisées entre secrétaires nationaux des deux organisations pour

harmoniser leurs messages respectifs sur les dossiers sociaux d'actualité.

Un comité confédéral devra examiner, en décembre 2008, les résultats des

différents groupes.

 

Au premier semestre 2009, une étude doit être réalisée pour "mesurer l'actif

et le passif de chaque organisation, les circuits des cotisations, les

subventions, les salariés, les méthodes de gestion, les systèmes

informatiques, comptables…" Le comité confédéral de la CFE-CGC de juin 2009

devra valider la date de l'éventuel congrès fondateur de la nouvelle entité.

 

62% DES ADHÉRENTS DE LA CGC APPROUVENT

 

Ce rapprochement est approuvé par 62% des adhérents de la CFE-CGC, contre

35% qui s'y opposent, selon un sondage Opinionway joint au document. Un peu

plus de la moitié (52%) des adhérents favorables estiment que cela "peut

déboucher sur la naissance d'un nouveau syndicat plus attirant pour les

salariés et à même d'atteindre le niveau de représentation et la capacité de

négociation de la CGT et de la CFDT".

 

La moitié des interrogés estiment que ce rapprochement est nécessaire pour

préserver la représentativité légale de la CFE-CGC, tandis que 49% y voient

l'occasion de donner une image moins catégorielle de la confédération. Au

total, 83% des adhérents sondés jugent que la confédération pourrait perdre

sa représentativité légale dans le cadre de la réforme législative suivant

la position commune.

 

 

 

Contacts:

- CFE-CGC, Michel Ciesiolka, 01 55 30 12 59, HYPERLINK

"mailto:presse@cfecgc.fr"presse@cfecgc.fr, www.cfecgc.org

- Unsa, Patricia Rejnero, 01 48 18 88 58, HYPERLINK

"mailto:rejnero@unsa.org"rejnero@unsa.org

Paris, Jeudi 12 juin 2008 , 20:05:28

publié par Le blog du syndicat UNSA FRANCE TELECOM dans: Revues de Presse
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